La rupture de la coiffe des rotateurs implique-t-elle un arrêt de travail ?

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La rupture de la coiffe des rotateurs implique-t-elle un arrêt de travail ?

La coiffe des rotateurs correspond à 4 à 5 tendons en forme de sangle, assurant la stabilité et la mobilité de l’épaule. Lors d’une rupture de la coiffe des rotateurs, traumatique ou dégénérative, le patient ressent des douleurs à l’épaule, associées à une perte de force et de mobilité : faut-il ou pas un arrêt de travail dans ces conditions ?

 

Quel arrêt de travail sur une rupture de la coiffe des rotateurs sans opération ?

S’il est vrai que la rupture de la coiffe des rotateurs peut rester asymptomatique, elle s’accompagne le plus souvent de signes douloureux (arthralgie) et fonctionnels (difficulté de certains mouvements, impotence fonctionnelle avec gêne ou handicap…).

Le choix de traitement pour une rupture de la coiffe des rotateurs va dépendre alors de plusieurs facteurs :

  • Facteurs intrinsèques comme l’âge du patient, l’importance des lésions (rupture totale de la coiffe des rotateurs ou rupture partielle avec tendinite de la coiffe), les signes associés (omarthrose, amyotrophie, rétraction des tendons…) ou la cause (traumatisme aigü, lésion dégénérative chronique liée à des gestes répétitifs…) ;
  • Facteurs extrinsèques en tenant compte des activités exercées : la rupture partielle ou transfixiante de la coiffe des rotateurs objectivée par IRM est d’ailleurs inscrite au tableau 57 des maladies professionnelles, soulignant le lien étroit entre cette arthropathie de l’épaule et le travail ; elle concerne toute profession nécessitant des mouvements de l’épaule sans soutien en abduction, soit avec un angle supérieur ou égal à 60° durant au moins deux heures par jour, soit avec un angle supérieur ou égal à 90° durant au moins une heure quotidienne.

Dans certains cas de rupture partielle, ou lors de rupture de la coiffe des rotateurs ancienne et avancée (coiffe irréparable), le spécialiste de l’épaule peut proposer un traitement conservateur, associant traitement médical (antiinflammatoires et antalgiques) et un traitement naturel des douleurs de l’épaule (kinésithérapie).

Cette rééducation de l’épaule implique souvent un arrêt de travail de plusieurs semaines à plusieurs mois selon l’activité exercée. Seul un métier sédentaire peut permettre d’éviter un arrêt de travail, pris en charge par l’assurance maladie.

 

Quel arrêt de travail  après chirurgie de la coiffe des rotateurs ?

Dans de nombreux cas, une rupture de la coiffe des rotateurs impose une opération de l’épaule, avec différentes techniques allant de la réinsertion des tendons sous arthroscopie, à la pose d’une prothèse d’épaule inversée.

Cette chirurgie des tendons de l’épaule nécessite une hospitalisation de quelques jours puis une immobilisation du bras de 2 à 3 semaines, avec le port d’une attelle. La rééducation de l’épaule débute au bout de 2 semaines et dure de 3 à 6 mois minimum : il faut compter 6 à 12 mois pour retrouver une épaule quasi normale.

Une chirurgie de rupture de la coiffe des rotateurs implique donc un arrêt de travail, variant en moyenne de 2 à 6 mois selon le métier exercé. Un spécialiste de l’épaule va adapter cette durée à chaque patient, pour garantir une récupération optimale et sur-mesure, qu’il s’agisse ou pas d’une maladie professionnelle.